« On est à 70 % » ne veut rien dire. Le chiffre qui compte, c'est le nombre de billets à vendre pour ne pas perdre d'argent.
Soixante-dix pour cent d'une salle de 200 places, ce sont 140 billets. Soixante-dix pour cent d'une salle de 1 000 places, ce sont 700 billets. Le même pourcentage, et deux soirées qui n'ont rien à voir.
Pire : le pourcentage ne dit rien de ce que la date coûte. Une date à 70 % peut être bénéficiaire dans une ville et déficitaire dans la suivante, parce que l'hôtel et le transport ont changé.
Additionne ce que la date coûte : les salaires et charges de l'équipe, le transport, l'hébergement, les repas, la location si tu loues, la part de communication. Appelle ça le coût de la date.
Divise-le par ce que te rapporte un billet en moyenne, une fois retirées les commissions de billetterie et la TVA. Le résultat est ton seuil : le nombre de billets à partir duquel la soirée commence à te rapporter.
Exemple : une date qui coûte 4 400 € avec une recette moyenne de 22 € par billet demande 200 billets vendus. Sur une jauge de 480, tu sais que tu peux respirer à partir de 200, pas à partir de « 70 % ».
Un seuil en billets se surveille : chaque remontée de la salle te dit combien il en reste à vendre. Un pourcentage, lui, ne se compare à rien.
C'est aussi ce qui permet de décider quand pousser la communication, et surtout quand l'arrêter : au-delà du complet, chaque euro dépensé est perdu.
Trente jours, sans carte bancaire. On répond sous 24 h, par un humain.