Trois façons de vendre un spectacle, trois répartitions du risque. Celle que tu signes change tout ce qui suit.
La salle t'achète une représentation à un prix convenu d'avance, le cachet. Elle encaisse la billetterie, et elle assume le risque : si la salle est à moitié vide, ton prix ne bouge pas.
C'est le contrat le plus simple à suivre, et le plus confortable pour une compagnie : tu sais ce que tu touches avant de jouer. En contrepartie, tu ne profites pas d'un succès inattendu.
Ce qu'il faut surveiller : le cachet est un prix HT auquel s'ajoute la TVA au taux applicable, et les frais annexes (transport, hébergement, repas) doivent être écrits noir sur blanc. Un contrat qui ne dit rien du défraiement finit toujours par une discussion la veille.
La salle et la compagnie se partagent la billetterie selon une clé négociée. Le partage se fait souvent après déduction de certains frais, et c'est là que tout se joue : quels frais, plafonnés à combien.
Le risque est partagé, et le gain aussi. C'est le contrat qui demande le plus de suivi, parce que ton revenu dépend de chiffres que tu ne tiens pas toi-même. Sans remontée régulière des ventes, tu découvres le résultat après coup.
Tu loues la salle, tu payes le loyer et les frais, tu gardes la recette. Si ça marche, tout est pour toi ; si ça ne marche pas, la perte aussi.
C'est le contrat des créations qu'on veut montrer, des séries dans une ville où l'on a un public, et de tous les paris assumés. Il exige de connaître son seuil de rentabilité AVANT de signer, et de suivre les ventes tous les jours.
Il n'y a pas de bon contrat en soi, il y a un contrat adapté à ce que tu sais de ton public dans cette ville-là. Une première date dans une région inconnue se vend en cession ; une reprise là où tu as rempli l'an dernier peut se négocier autrement.
La seule constante : quel que soit le contrat, tu as besoin de savoir où en sont les ventes sans avoir à réclamer.
Trente jours, sans carte bancaire. On répond sous 24 h, par un humain.